mardi 12 janvier 2010

14 LIBRAIRES PARISIENS

jeudi 24 décembre 2009

ACTUELLEMENT ET JUSQU'AU 2 JANVIER 2010


Une exposition à La Petite Rockette, Paris 11ème, 3 rue Saint Maur, présentant, entre autres, 14 portraits de libraires indépendants parisiens. (La Litote en Tête, l' Entropie, Violette & Co, la Balustrade, l' Invit' à Lire, Tekhné, Palabre, Lady Long Solo, Dream's, Le Tiers Mythe, Philippe le Libraire, Le Monte en l' Air, Anima )

CROQUIS, cliquez pour voir les images en grand
















vendredi 18 septembre 2009

PEINTURES ESTIVALES

PAPA

GALAAD 04

AUTOPORTRAIT


GALAAD 03


HOMMAGE à BONNARD


HOMMAGE à BONNARD

mercredi 5 août 2009

GENS (cf PEINTURES SUR KRAFT ET TOILES)
Demande à des femmes et des hommes de ton entourage de poser pour toi. Suspend le temps avec eux. Déshabille-les, mais surtout, ne les viole pas, ne fait pas d’eux des objets de voyeurisme, ne cherche pas à savoir leurs ragots, la taille de leurs bites, de leurs seins, ni ce qu’ils ont mangé le matin. Laisse-les venir quand ça se présente, avec leurs corps, leurs humeurs, avec leurs lumières. Laisse les composer avec cette lumière et celle de la pièce, un instant, une immensité. Saisi ces instants bruyants/silencieux, ombragés/paisibles,pressés/tranquilles et tout à la fois. Chacun réagi à sa manière face au protocole que je mets en place. Certain(e)s n’ont rien préparé à l’avance, s' abandonnent, se présentent comme si c’était simple, banal, quotidien. D’autres préfèrent plutôt l’intimité, la discrétion, le secret. La surprise naît de la liberté que chacun et chacune prend par rapport à ce protocole. Pas toujours assis, nus parfois, ou dévêtus, de dos, apprêtés, lisant, avec ou sans musique, avec des temps de pose courts, ou de longues pauses plutôt, en parlant, en discutant pas vraiment comme d’habitude autour d’un café, dans le silence parfois, surtout quand je suis tendue, que mes pinceaux et ma main s’énervent de ne pas y arriver, de mal saisir. Bref, je rencontre une seconde fois des gens que je connais déjà, et je fais ce constat rassurant et très beau, qu’il y a mille manières de se présenter à quelqu’un qui va vous représenter, qu’il y a mille façons de s’asseoir, de placer ses mains, de poser son regard...


LIEUX (cf PHOTOS)
Je rêve ces peintures sur les murs de la ville pressée, comme un appel à la désobéissance, un appel au refus de la norme. Je les rêve au cœur d’une forêt, dans une maison, l’hiver, sur une autoroute l’été, dans une rave party, sur un passage piéton, accrochées à un pont... Précaires face à la pluie, le vent, la lumière du soleil, le vol, l’accident. Je rêve que ces femmes et ces hommes choisissent ces lieux, comme on choisirait un vêtement pour une occasion.
Après avoir retravaillé la peinture seule, sans le modèle, je place donc chaque toile ou kraft dans un lieu choisi par la personne et fait des photos in situ. Le plaisir que les modèles prennent à trouver un emplacement est une vraie récompense. Je me promène ainsi, avec mes modèles enroulé(e)s sous le bras, dans ces lieux où sinon, je ne serai peut-être jamais allée.
L’accrochage est une sorte de vernissage durant lequel j’ installe puis photographie la peinture dans son contexte, moment de solitude, moment durant lequel je suis prête à observer les réactions des anonymes qui passent, à accueillir leurs critiques, à entrer dans une maison vide, ou à rencontrer la personne qui l’habite, à écouter le son des enceintes ou le chant des oiseaux.

Je fais tout mon possible pour que mon travail soit un lieu de liberté. Quoiqu’on en dise, par ces temps secoués et étranges, la liberté est un bijou, à la portée de tous, certes, mais également un bijou convoité, pas si évident à saisir.




Ma vie est un orgasme.
Je jouis chaque jour un peu plus longtemps,
chaque seconde est plus intense que celle d’avant.
Là, collée sur les murs d’un métro putride,
je rayonne, à moitié nue.
Ma peau rose et luisante est un pied de nez constant
à tous ces clodos puants, à tous ces travailleurs en sueur
qui me regardent en rêvant.
Les femmes bavent devant la longueur de mes jambes,
les hommes bandent sur ma poitrine rebondie et ferme.
Et je jouis.
Je jouis sans cesse de leurs désirs inassouvis,
de leur manque de beauté, de leurs petites vies merdiques
et frustrées, de leurs envies contenues de me ressembler
et de me consommer.
Moi je n’ai pas d’idole, pas de rêve, ni de désillusion.
Les hommes que je désire rampent jusqu’à ma couche,
ils m’offrent cocktails et fringues de luxe et mon aura géniale
leur confère un supplément d’âme inexplicable.
Je provoque panique et émoi, je suis le centre
de cette petite terre bouffie et fripée qui se cherche
des déesses vivantes pour pouvoir encore croire à quelque chose.
Moi, la seule chose en laquelle je crois : c’est moi.
Avril 2009


C’est fantastique comme on est nombreux.
On est plein, on est unique, on est différent mais tous pareil,
on est bien là, tous ensemble à se ressembler, à se démarquer,
à vouloir être libre, à vouloir être dépendant, mais pas trop,
à chercher nos yeux, sans les trouver toujours.
C’est beau, ces animaux qui pensent, se débattent pour être plus
que des animaux, pour être des êtres qui pensent, qui se plaisent,
qui cherchent dans nos yeux la magie, qui trouvent en regardant,
en copiant, quels genres d’animaux ils pensent, ils veulent être.
C’est troublant, ce petit monde d’animaux avec des yeux,
des volontés, des frustrations, des désirs, des manques,
ce petit monde d’animaux qui essaient de bâtir des mondes
à leur mesure, et qui cherchent quelles sont leurs mesures,
qui veulent se construire des petits mondes qui leurs plaisent.
On sait tous que c’est vain, qu’après nous il n’y aura
que des infimes empreintes qui s’effaceront avec le temps,
mais que l’essentiel est de se trouver un petit monde, là,
maintenant, tout de suite, un petit monde avec des yeux
pour se voir, pour vivre ensemble, nombreux... animaux
parmi les animaux...

Octobre 2008


Il y a une urgence
Une violence sourde
Je veux résister.
Résister à mon culte du corps, de la beauté figée,
à mon envie d’être bronzée toute l’année,
de ne jamais être ébranlée,
pas même par le temps,
temps que je maîtrise parfaitement.
Je résiste à cette fausse non-fragilité que j’adopte,
à ce culte de la puissance et de l’ego qui m’obsède,
ce culte de la vitesse qui me hante,
à cette culture du soi,
du soi sûre d’elle,
du soi reine.
Je m’énerve de ne jamais péter,
ne jamais trébucher en marchant, et ce,
malgré la hauteur de mes talons et la rapidité de mes pas,
je suis exaspérée de ne pas parvenir à roter,
même après une bière.
Je résiste contre ma facilité à baiser,
à enflammer les speed-dating,
à être un objet sexuel qui exploite et désincarne l’amour.
Je veux faire un autel, un culte, une religion du doute,
de la fragilité, du questionnement, du silence,
je veux perdre la notion du temps.
Mais je veux aussi du bruit, du vacarme, de l’insolence.
Je veux me déplaire, me déranger, faire des cauchemars.

Décembre 2008


Ne me regarde pas.
Pas droit dans les yeux.
N’essaie pas de m’observer.
Oublie tout de suite.
Si tu essaies, tu prends des risques.
Ne t’engage pas sur ces sentiers tortueux et malades
au bord desquels je camoufle ma honte,
je dissimule la gêne et l’effroi que je ressens face à mon reflet,
je planque le dégoût et la haine de mon être.
Sur ces sentiers sinueux, je construis mon refus absolu d’être dévisagée,
j’organise ma lutte pour enfouir le moindre indice de moi.
Sur ces sentiers tortueux n’essaie même pas d’entrer,
ils mènent à une propriété très privée, une propriété délabrée,
qui croule sous les plaques de moisi, et où je fais hurler mes fantômes
et planer les spectres de moi-même.
Laisse moi te tromper, laisse moi détourner ton regard de ma réalité.
J’ai bien appris mon rôle, ma mise en scène est sans faille,
mon rapport aux autres est une grande récréation,
alors, contente toi de ce simulacre que je te propose.
Respecte cette mascarade.
Ne me regarde pas.
N’essaie pas.
Oublie.

Mars 2009

J’ai une furieuse envie de ne pas perdre 5 kg avant l’été,
de laisser mes poils pousser jusqu’à ce qu’ils fassent une traîne
qui rampe sur le sol sale, de permettre à mes bourrelets
de dégouliner de mon pantalon taille trop basse, de troquer
mon déodorant jasmin/ lilas/ menthe fraîcheur 165 heures
contre un gros pot de Nutella, de sortir en pyjama délavé,
décoloré, difforme (mais tellement confortable) et de tirer la langue
à tous ces connards qui bandent à l’idée de l’arrivée des beaux jours,
de leur faire des fucks avec un majeur doté d’un ongle rongé
et crade, de faire des croche-pattes à tous ces imbéciles
qui croient que printemps rime avec film de cul, en vrai,
en direct, là, dans la rue, dans le métro, partout, partout,
partout, des nichons des culs, des jambes, le tout imberbe
et doré comme un poulet, galbé, mais longiligne, et découvert,
mais pas trop, bien sûr, histoire que l’imagination fantastique,
foisonnante, débordante de ces messieurs les porcs puissent
fonctionner à merveille.

Mai 2009

Partir. Fuir. Ne pas se retourner. Surtout ne pas revenir. Manger.
Vomir. Ne rien digérer. Surtout, ne pas laisser le poison m’envahir.
Boire. Vomir. Ne pas s’arrêter d’être ivre. Surtout, ne pas laisser
mon corps en paix. Fumer. Tousser. Cracher. Se déchirer la tête.
Surtout ne plus rien sentir. S’arracher.
Partir. Ne pas adhérer. Ne pas faire partie des leurs. Ne pas rentrer
dans le cercle. Le petit cercle. Le cercle. Le cercle infernal.
Le grand cercle. Le grand cercle infernal. Le cercle des infernaux.
Le cercle des faux. Le cercle des cupides. Des traîtres. Des lâches.
Des possédés. Des possesseurs. Moi, ils ne me posséderont pas.
Ils m’obsèdent. Ils me tuent.
Partir, ne plus manger. Boire, fumer, baiser, ne plus manger, partir,
fumer, boire, baiser, partir.
Revenir. Revenir et lutter. Lutter pour ne pas adhérer. Lutter pour
ne plus haïr. Lutter pour ne plus aimer. Lutter pour ne plus sentir.
Revenir et ne plus sentir. Fermer les yeux. Feindre l’indifférence.
Revenir et simuler. Simuler pour être. Pour gagner sa tranquillité.
Revenir et gagner sa tranquillité, retrouver son être au milieu.
Les ignorer et être.

Septembre 2006


mardi 4 août 2009

RUE D' ULM

RUE LEDION

VENDÉE

MUSÉUM D' HISTOIRE NATURELLE

AVENUE DAUMESNIL

PLACE DES GRÉS

RUE SAINT BLAISE

SEINE

AVENUE MICHEL BIZOT

31 RUE D' ULM

PRÈS DE CHARTRES

BIBLIOTHÈQUE

AVENUE RENÉ COTY

OSTKREUZ

HÉRAULT

RIS ORANGIS

RUE DE VERNEUIL

VERS GRAND BOURG

VERS RIS ORANGIS